Tu marches la nuit dans ta bouche
tu marches branches mortes
perchées à la corde des vents
tes mains au delà de tes pas
traces cahots mélangés
tes paupières à l'affût
tu marches
aux bruits volés
par dessus l'écriture des mouches
tu marches décoloré d'appels
d'où tu viens tu marches
sur tes épaules
des campements prennent racines
des lunes cautérisées sous le poids des trafics