Pour l'aube le chêne le cheval
et son ombre debout
le ventre du ciel l'écho du soleil
remonte le courant
Et que le temps le fasse
Et que le jour le dise
Et que la main au-delà de la cendre affûte la pointe du jour
Et que les dents le forgent
Et que le coeur le chauffe
Et que la bouche entière rappelle ses chiens
Où les troupeaux d(urgence vident leur fatigue
Où les matins se jettent en travers du chemin
Où la chair de l'amour comble le silence
Où les hommes sans mamelle fume la douleur
Où le sommeil se rompt
Où les adolescents s'accrochent aux gosiers
Où les consolations sont de crues synthétiques
Au fond tout au fond
des quartiers intérieurs
A l'intersection des racines que ramasse la nuit